origine de la race

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origine de la race

Message par Nyx le Dim 20 Déc - 13:08

ORIGINES

Origine du nom
Lhassa : reste unanimement la capitale du Tibet, bien qu'envahie par la Chine depuis 1950.
Apso : différentes explications seraient avancées. La plus courante dont la version de Mrs Bailey (l'une des premières propriétaires de la race Outre-Manche) dans la Kennel Gazette de 1934, Apso viendrait du poil dur de R'Apso, nom d'une chèvre tibétaine d'où l'expression qui caractérise le Lhassa: avoir du poil de chèvre, donc très rêche.

Autres versions: certains pensent que ce serait une forme de Apso, qui signifie «sentinelle aboyante» D'après un article paru dans Our Dogsanglais en 1953, rédigé par M Brian Vesey-Fitzgeralg, Apso servirait à désigner les « chiens des temples »o À signaler pour finir qu'au Tibet, ce petit chien est aussi appelé Seng Kyi qui signifie « chien »

Origine de la race
Entre le IXXet le XX siècle, lors de son arrivée en Europe, ce petit Lhassa « chien lion » a porté bien des noms, depuis celui de « terrier de Lhassa » plus souvent utilisé à l' époque, jusqu'à celui de « chien chrysanthème » passant par « chien sentinelle », « chien mandchou »... et j'en passe. Le Colonel Duncan, le premier Apso introduit en Grande- Bretagne dès 1854. L'honorable Mrs Mc Laren-Morrisson, mariée à un officier l'Armée des Indes, y était propriétaire de quelques petits chiens à poils longs, dès le début du siècle, époque où les tout premiers spécimens sont donc apparus.

M. Dury ajoute en 1903 : deux types distincts de Lhassa existent, l'un ressemble au Sky Terrier; mais avec la queue sur le dos, comme c'est de tradition chez les chiens tibétains " l’autre est plus proche de l'Épagneul japonais. On peut donc en conclure que trois races de petits chiens tibétains étaient alors représentées Outre-Manche sous le nom de «Terrier de Lhassa» : le Terrier actuel de 35 cm, l'Épagneul actuel proche du Japonais, l'Apso actuel décrit par Mr Jacob.

Avec le recul, il semble bien que le sang de l'Épagneul et du Terrier puisse couler dans celui du Lhassa, puisque les moines tibétains n'ont jamais fait une sélection rigoureuse, d'où les possibilités de croisements.

Introduction en Occident
En Grande- Bretagne, vers les années 1920, deux moyens d'importation s'offraient aux amateurs de la race voyageant en Orient: soit passer en fraude un Apso, soit, le plus fréquemment, gagner la confiance d'un Tibétain qui parfois acceptait de confier l'un de ses chiens à des maîtres offrant toutes garanties de bonté. Au début du siècle, « des chiens robustes, musclés, gais, autoritaires avec un fin sens de l'humour » apparaissaient de temps en temps en Angleterre. Quelques-uns furent importés du Tibet lors de l'expédition « Younghusband» de 1904, à laquelle participait le Colonel Bailey. Ils furent admis comme Lhassa de Terrier et sous ce nom, furent inscrits au Kennel Club et eurent leur statut qui fut changé plus tard. C'est ainsi, sous forme de cadeaux que les premiers spécimens gagnèrent l'Europe, et la Grande-Bretagne en particulier.

Dans The Kennel Gazette de 1934, Mrs Bailey raconte de quelle façon elle put créer son propre élevage, le premier de la race Outre-Manche :

En 1920-1921, le Colonel R.S. Kennedy était à Lhassa pour un an comme officier médical avec Sir Charles Bell attaché politique au Tibet. En reconnaissance pour le traitement de sa femme, le commandant en chef, Tsarong Shape, voulut offrir au Colonel un cadeau de grande valeur. Le Colonel refusa mais accepta deux chiens, qui étaient dorés et de petite taille. Le mâle fut appelé « Sengtru » et la femelle « Apso » . Il emmena ces deux chiens aux Indes, mais en 1922, il quitta son poste et me fit cadeau des deux chiens. Mon mari était à ce moment détaché politique au Tibet, ayant pris la succession de Sir Charles Bell en 1921. Nous visitions le Tibet tous les ans, emmenant nos deux chiens et nous en cherchions d'autres possédant les mêmes caractéristiques. En 1924, mon mari passa un mois à Lhassa et, voyant fréquemment le Dalaï Lama, chercha par l'intermédiaire de sa Sainteté et de hauts fonctionnaires, d'autres chiens du même type. Il trouva ainsi une femelle nommée « Demon », appartenant à un jeune officier tibétain, qui refusa de s'en sépare mais nous la confia pour la reproduction. Après avoir eu une portée de Sengtru, elle fut renvoyée au Tibet, et... perdue en route.

Ce couple de chiens tibétains appartenait à la race que Mrs Bailey nommait alors «Apso ». Ce mot apparut pour la première fois en Europe dans le Daily Mail du 15 août 1929. Cette honorable dame qui disparut le 19 avril 1988 à l'âge de 92 ans, doit rester en mémoire chez tous les amateurs de chiens tibétains d'Outre-Manche et du monde entier.

En 1934, à la requête du Kennel Club, le Colonel et Mrs Bailey créèrent une association de races tibétaines afin de différencier les quatre races qui furent donc reconnues officiellement: les Lhassa Apsos (les plus petits 'spécimens), les Terriers du Tibet (avec des pattes plus hautes et un nez comme le petit Apso), l'Épagneul du Tibet et le grand Dogue du Tibet. Plus tard, il devint évident qu'une association ayant des rapports avec quatre races aussi différentes devenait difficile à gérer. En janvier 1957, les propriétaires de Lhassa la quittèrent pour créer leur propre club. En 1958, "

En 1958 le Kennel Club demanda que le nom de Lhassa Apso soit changé en Apso tibétain pour donner plus d’indication sur l’origine de la race. Le terme « Lhassa Apso » était déjà utilisé aux Etats-Unis et « Terrier de Lhassa » en Europe. En 1968, le comité du club du Lhassa Apso s’adressa au Kennel Club en demandant la permission de reprendre de Lhassa Apso et ceci lui fut accordé et prit effectivement effet à partir du premier janvier 1970. Entre temps, le Colonel R.C. Duncan de la Première Armée Britannique, qui s'intéressait à toutes les races tibétaines, vit un jour en photo un Apso vivant au temple bouddhiste de Boddnath, à quelques miles de Katmandou. À sa demande, le supérieur d'un grand monastère de Lhassa avait fait un long voyage, apportant avec lui comme cadeau, la belle chienne Lhassa Apso Tomu.

Introduction en France
En France, bien qu'il y eût quelques chiens inscrits au L.O.F. auparavant, c'est en 1949, seulement, que l'élevage de la race vit vraiment le jour. Une histoire maintes fois contée dans la presse canine de notre pays, mais qui mérite une place d'importance dans ce livre, puisqu'on lui doit la base de l'élevage français. Lorsque Mlle Dupont eut en main ce petit chien qui l'avait totalement séduite, mais dont elle ignorait réellement la race, elle eut recours aux bons soins de Madame Nizet de Leemans, grande cynophile et juge de la S.C.C., qui lui dit: "Mademoiselle, c'est un Apso et un très bel Apso". Il s'agissait donc de Xeres. Quelques années plus tard, le Colonel et Mrs Bailey firent à Mlle Dupont le plus beau des compliments venant de personnes qui avaient toutes les raisons d'être « orfèvres en la matière », lorsqu'ils lui dirent qu'elle avait le plus bel élevage d'Europe. Après avoir pris contact avec Mrs Cutting aux USA, elle importa sa première femelle qui fut inscrite n° 1 au LOF sous le nom de « Hamilton Kangmar », le pilier de nos Lhassa Apso français.

Les Lhassa Apsos d'aujourd'hui
Il est indéniable que le type de la race a fortement évolué, contrairement à son standard resté inchangé. Revoyons avec l'aide du Docteur Lescure les différents points qui se sont modifiés au cours de ces dix dernières années chez nous et bien avant dans d'autres pays.

Bien entendu, la plus importante évolution se remarque dans la taille du Lhassa. Un certain juge de la race m'a affirmé récemment que si les premiers Apsos ont été petits, c'est parce que « seules Mrs Bailey et Lady Frida Valentine s'étaient entichées de certaines miniatures ». Selon lui, c'est ainsi que le premier standard aurait donc été établi en fonction du goût de ces dames. Or, je suis désolée de le contredire, mais dans les années 45 à 70, tous les Lhassa venant directement de leur pays d' origine ou de régions avoisinantes, tous les documents ou compte rendu de visites dans ces contrées, tous ces faits se recoupent et nous amènent très exactement à la taille du premier standard, toujours actuel, 10 inches, soit 25,4 cm de moyenne au garrot (une hauteur qui se perd!), pour un maximum de 28 cm.

En grandissant le Lhassa Apso, les Occidentaux ont totalement modifié le chien car cette augmentation de taille se répercute non seulement sur le corps, mais aussi sur la grosseur de la tête, l'expression du regard, etc. On en arrive à ne plus du tout retrouver le type même de nos chiens d'origine. D'ailleurs, après les Britanniques, les Américains font également machine arrière, admettant enfin qu'il y a eu et qu'il y a encore des abus dans ce sens. Seule la France, jusqu'à ces dernières années, avait su conserver la taille moyenne et ce, malgré les importations de divers élevages étrangers, prouvant la fixation du type chez nous. Il serait encore temps de réagir en ce qui concerne l'actuelle direction que semblent prendre certains éleveurs. Second point important, la texture du poil. J'en ai parlé dans le descriptif du Lhassa, il doit avoir un poil très rêche.

Mais en fait, il apparaît que le sous-poil fin et laineux, plus ou moins important et tout à fait admis (lequel a parfois quelque tendance à feutrer) semble se généraliser un peu trop sur tout l'ensemble du chien. Si on n'y prend pas garde, on finira par perdre cette qualité primordiale, ce fameux poil rêche de couverture si facile à entretenir. Les nouveaux produits de toilettage adaptés, qui faussent le naturel, ne remplaceront jamais l'hérédité de la texture ancestrale.

Dans la tête du Lhassa, le type se transforme également. L’emplacement des yeux n'est plus dans le même axe, l'écartement a changé modifiant la si belle expression.

Le nez: « de profil, la face supérieure du nez apparaît oblique vers le haut, relevant ainsi la portion terminale de la ligne supérieure du chanfrein. » En fait, il était -ce pas un reste de l'ancien croisement « Shih Tzu x Lhassa » ? À présent, cette pente ne se relève pratiquement jamais sur sa portion terminale, perdant ainsi le type même de la tête des premiers chiens.

À signaler toutefois, que les divers standards souvent imprécis, ont toujours décrit: « Le chanfrein est droit », ce qui laisserait donc supposer un relevé de portion terminale fort discret, lequel accentuerait néanmoins le type asiatique du Lhassa ou un reste de celui du Shih Tzu... lors des croisements passés ?

Le cou: certains Apsos actuels ont des cous exagérément longs, détail apprécié par certains, sous prétexte que « c'est plus élégant sur un ring». Bien au contraire, «l'encolure est assez courte et légèrement arquée» précise encore le Docteur Lescure. Exagération, là encore.

Couleurs: il réapparaît des Lhassa couleur chocolat non confirmables. À brève échéance, certains éleveurs travaillant uniquement avec des chiens clairs, risquent d'obtenir des pigmentations défectueuses. L'introduction du noir est toujours bénéfique en élevage.

À signaler aussi la disparition des marques noires ou grises typiques aux extrémités de la barbe, des oreilles et de la queue, face à une teinte beaucoup trop uniforme et de plus en plus claire. Ce ton charbonné, plus ou moins marqué accentuait le type de mandarin de nos Apsos et comptait également parmi les principales particularités de la race.

Pour avoir l'assurance de garder ces marques bien soutenues, le chiot doit naître avec un masque bien noir. Si ce dernier n'est que gris, très souvent les marques s'estompent à l'âge adulte et disparaissent parfois même totalement. Les aplombs doivent être droits. Combien le sont-ils vraiment de nos jours, sous les opulentes fourrures ? Un défaut qui a toujours plus ou moins existé, mais qui semble en légère régression si on observe tant soit peu la démarche de certains chiens actuels en exposition.

En conclusion
Il serait dangereux d’adhérer à le tendance d’aujourd’hui qui entraîne la perte du type, tout simplement pour suivre la mode des rings d’exposition.

Il ne faut pas que le Lhassa Apso en arrive à ne plus être qu’un chien poilu sans relation biologique avec ses origines.

Un important travail s’impose donc pour retrouver nos si jolis Apsos d’antan, lesquels, pour contredire certaines mauvaises langues, ne manquaient pas du tout de fourrure, même si on les mettait pas en papillotes à l’époque. C’était inutile avec leur poil si dur !
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